Tandis que son rival éternel, l’autre fleuron de l’automobile française, PSA, va convoler en justes noces avec le groupe FCA, Renault serait sur le point de voir prendre fin son alliance avec Nissan, scellée en 1999. C’est le Financial Times qui le révèle. Explications.
Nissan souhaiterait « casser » avec Renault, à en croire le Financial Times, qui n’a pas l’habitude de balancer des mythos.
Selon le très sérieux quotidien économique et financier britannique, plusieurs dirigeants du constructeur japonais étudieraient la possibilité de mettre fin à l’Alliance, passée en 1999 entre les deux constructeurs et étendue à Mitsubishi en 2016. Ils estimeraient que le constructeur français est dorénavant un frein au développement de Nissan.
Voilà quelques années déjà qu’il y a de l’eau dans le gaz entre les deux alliés. Il est notoriété publique, cela dit, que c'est le « putsch » ourdi en 2015 par Macron, alors à Bercy, dans le cadre de la « Loi Florange » (Googlez, c'est super intéressant !), qui a mis le feu aux poudres, qui a fait sortir les « Sensei » de Nissan hors de leurs gonds.
Les tensions se sont logiquement intensifié après l’éclatement de l’affaire Ghosn. Seulement, on pouvait penser que la manoeuvre de Jean-Dominique Senard, président du groupe Renault, qui était parvenu à placer aux commandes de Nissan un duo favorable à l’Alliance, en octobre dernier, aménerait un peu de stabilité dans le couple. Il n'en a rien été, apparemment.
Une telle séparation sonnerait le glas du troisième groupe automobile mondial (classement de 2018) et aurait un coût faramineux pour les deux parties. Pour mémoire, le constructeur nippon détient 15 % des parts de son homologue français, qui détient 43 % des siennes.
Un divorce à l’amiable, par consentement mutuel, semble inenvisageable, d'autant qu’il y a le sort du petit (constructeur) à régler. Assisterons-nous à une bataille juridique pour la garde de Mitsubishi ? Affaire à suivre !
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