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Essai

DS 3 Crossback : la révolution française

20 août 2020 1.857 0 0 1 | By wandaloo.com

La France fait preuve d'un incroyable talent au sein du très lucratif marché du luxe. C'est moins le cas dans le monde de l'automobile, mais DS a décidé de remédier à cela. Son DS 3 Crossback a été programmé pour redéfinir les standards dans le segment des SUV urbains premium. Y parvient-il ? Essai.

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En octobre 2019, SOPRIAM, importateur exclusif de PEUGEOT, CITROËN et DS Automobiles, procédait concomitamment à l’inauguration d’un concept-store multimarques à Rabat et au « reveal » national du DS 3 Crossback.

Nous avions alors eu l’occasion de tester, lors d’un aller-retour entre Casablanca et la capitale, le dernier né de la famille DS. Et ce n’est pas sans plaisir que nous le retrouvons aujourd’hui pour un deuxième rendez-vous, pour un essai plus détaillé et plus étalé dans le temps !

Programmé pour devenir le fer de lance des ventes de la marque française, qui a d’abord vu le jour en tant que label luxueux de CITROËN en 2009, avant de prendre son indépendance le 1er juin 2014, ce SUV urbain premium a ce petit quelque chose que les autres n’ont pas…

Ses concurrents directs ne sont pas nombreux (AUDI Q2, MINI Countryman et, dans une moindre mesure, FIAT 500X). Et encore ! Aucun d’entre eux ne boxe réellement dans sa catégorie. Il suffit de jeter un œil furtif sur ses lignes spectaculaires et singulières pour comprendre qu’il n’y en a pas deux comme lui !

Alors que le « classicisme » est de rigueur au sein de son sous-segment, le DS 3 Crossback a fait le choix de l’audace stylistique, du « bling-bling », voire du « rococo ». Il reprend quelques éléments cosmétiques à son grand frère, le DS 7 Crossback, ce digne représentant du luxe à la française, notamment l’imposante calandre hexagonale. Mais on peut aussi lire sur ses lignes l’influence du modèle à qui il doit l’autre partie de son nom, la citadine DS3.

Du premier modèle estampillé DS, dont la production a cessé en 2019 après une belle carrière de 10 ans (il est, à ce jour, le best-seller de la marque, avec un demi-million d’exemplaires écoulés), le DS 3 Crossback a repris l’emblématique aileron de requin au niveau du montant central et le pavillon fuyant.

Une personnalité forte

N’allez pas croire, cela dit, qu’il s’est contenté de se servir dans la garde-robe familiale. C’est son « apport personnel » qui lui permet véritablement de sortir des sentiers battus, du lot, d’afficher un look aussi original : projecteurs avant anguleux, dotés d’une signature lumineuse des plus sophistiquées (héritée du voluptueux concept-car DS E-Tense), poignées de porte affleurantes, qui se déploient dès lors que l’on s’approche suffisamment, dès lors que les capteurs décèlent la présence du sésame du véhicule…

Et que dire du « popotin » du DS3 Crossback, sinon que DS Automobiles serait inspiré de lancer un vlog « routini lyaoumi » sur YouTube pour le faire admirer quotidiennement… Hanches généreuses, écopes d’air verticales, diffuseur costaud chaperonnant deux sorties d’échappement, gros becquet de hayon… On est entre le monde du premium et celui de la GTI. C’est fort ! Certains trouveront que c’est trop « flaming ». Vous savez ! Les goûts et les couleurs…

Les « pros » et les « anti » devraient camper sur leurs positions en découvrant l’habitacle du DS 3 Crossback. La présentation est flamboyante. Ça pète de partout ! Un vrai festival pour les yeux ! Il faut dire qu’on a eu droit au top du top. Notre modèle d’essai bénéficie de la plus huppée des quatre finitions disponibles au catalogue : l’Opéra. Les trois autres sont dénommées Montmartre, Performance Line et Rivoli.

Le soin du détail

Les références toponymiques à Paris ne sont pas fortuites, comme ne l’est pas le guillochage « Clou de Paris » qu'arborent les « Toggle Switches », ces commandes disposées au niveau de la partie basse de la console centrale du DS 3 Crossback, de part et d'autre du levier de vitesse. « Le luxe à la française » est le cri de guerre, le leitmotiv du management de DS Automobiles. Et il faut avouer que l’atmosphère intérieure de son SUV urbain est aussi pétillante que du Dom P. et aussi insolente et révolutionnaire qu’une robe Jean-Paul Gaultier ou qu’une DS de 1955.

Le cuir patiné qui recouvre la planche de bord est du plus bel effet. Celui qui habille les sièges, au maintien parfait, soit dit en passant, adopte, pour sa part, les coutures façon bracelet de montre inaugurées par la DS5 et reprises ensuite par le DS 7 Crossback. A noter que le siège conducteur est réglable électriquement, mais aussi massant et chauffant.

Les matériaux sont nobles et ont bénéficié d’un traitement soigné. Au niveau de la console centrale, la « structure alvéolaire » composée de 5 losanges regroupe une partie des commandes et des aérateurs, tandis que les aérateurs aux extrémités ont migré vers les portières et s’y sont parfaitement intégrés (un modèle d’intégration à la française).

Il n’y a pas que le style dans la vie ! Si ce petit SUV de 4,12 m de long (soit 18 cm de moins qu’un rival comme le MINI Countryman) est assez bien pourvu en termes d’habitabilité, les passagers arrière bénéficiant d’un espace aux jambes et d’une garde au toit dans la moyenne de la catégorie, son coffre marque légèrement le pas. Il affiche un volume de chargement de 350 l. C’est 100 l de moins que le concurrent précité  

Geek compatible

Le crossover urbain de DS se rattrape en faisant le plein de technologie. Sur notre modèle d’essai, c’est Byzance, notamment en matière d’infodivertissement : instrumentation 100% numérique de 7 pouces, affichage tête-haute et écran tactile central de 10,3 pouces. Elle est pas belle, la vie (même avec les pieds sur des sacoches) ?

L’arsenal technologique est aussi composé d’un régulateur de vitesse adaptatif, d’un système de freinage d’urgence, d’une aide au stationnement avant et arrière avec caméra 360°, d’un système de reconnaissance des panneaux, d’un chargeur de smartphones par induction, et, « last but not least », du DS Drive Assist, système de conduite semi-autonome de niveau 2 qui fait appel à une bonne partie de ces logiciels pour réguler la vitesse du véhicule par rapport à celle du véhicule roulant devant, mais aussi d’agir sur la direction pour que le véhicule s’en tienne à sa voie.

Nous avons testé ce dispositif sur autoroute, sans vérifier si, comme annoncé, il demeure actif jusqu’à 180 km/h, puisque nous nous en tenons toujours aux vitesses légales dans le cadre de nos essais. L’aiguille du tachymètre collée à 126 km/h, cet assistant de conduite s’est montré bluffant !    

Des dessous séduisants

Campé sur des roues de 18 pouces remplies de jantes au look impeccable, le DS 3 Crossback a inauguré la plateforme CMP du groupe PSA, celle dont ont bénéficié, ensuite, les PEUGEOT 208 et 2008, mais aussi les OPEL Corsa et Mokka.

Nous avons dit tout le bien que nous avions pensé du châssis des trois premiers nommés (le Mokka n’a pas encore été commercialisé) après les avoir pris en main. Ce n’est pas le DS 3 Crossback qui nous fera réviser notre jugement.

La voiture est rigide, vire à plat, prend peu de roulis malgré sa garde au sol importante (17 cm). La direction se montre suffisamment précise, mais c’est la suspension de ce SUV urbain qui mérite la palme. Les grandes roues de notre voiture d’essai ne dégradent pas le confort. Les inégalités de la route sont parfaitement filtrées.

Autre bon point : affichant moins de 1.300 kg sur la balance, le DS 3 Crossback ne souffre pas de l’embonpoint de la plupart de ses rivaux. L’unique motorisation disponible au catalogue, le 1.5 HDi de 130 ch et 300 Nm, lui permet d’afficher des performances honorables pour un SUV urbain : Vmax de 195 km/h et 0 à 100 km/h en 9,9 s. Côté consommation moyenne, DS annonce 3,8 l/100 km en moyenne. En ayant le pied lourd, il faut plutôt tabler sur du 6 l/100 km.

La douloureuse

On en arrive aux tarifs. Oui, ils sont élitistes : comptez un minimum de 319.000 DH pour accéder à la finition de base Montmartre, déjà très correctement équipée, et 425.000 DH pour s’offrir notre voiture d’essai, le très distingué DS 3 Crossback Opera. Le « luxe à la française » ne saurait être bradé !

 

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