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Automobile : une « Success Story » marocaine signée Moulay Hafid Elalamy

11 octobre 2021 245 0 0 1 | By wandaloo.com

Un développement exponentiel sur tous les niveaux et des objectifs constamment revus à la hausse. C’est en ces termes que l’on peut qualifier le bilan automobile de l’ancien ministre de l’Industrie, Moulay Hafid Elalamy, ( MHE ) qui doit ses succès entre autres au Plan d’accélération industrielle 2014-2020, sous les directives de SM le Roi Mohamed 6.

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L'industrie automobile marocaine s’est hissée à des niveaux de croissance soutenus au cours des dix dernières années. Sa performance est particulièrement remarquable à l’export et en matière de création d’emplois, indicateurs à l’égard desquels le secteur automobile national affiche une croissance annuelle à deux chiffres.

Secteur stratégique

Le positionnement du Maroc en tant que plateforme de production et d’exportation d’équipements et de véhicules automobiles est conforté par les implantations de groupes étrangers de renom tels que RENAULT, SNOP, GMD, BAMESA, DELPHI, YAZAKI, SEWS, SAINT-GOBAIN et plus récemment STELLANTIS ( Ex-PSA ). 

Pour soutenir la productivité des opérateurs du secteur, un accompagnement adapté et des appuis ciblés ont été apportés aux entreprises des écosystèmes en matière de financement (à travers le Fonds de Promotion des Investissements et une offre bancaire adaptée), de foncier industriel et de formation.

L’écosystème Moteur et Transmission illustre le point d’inflexion que connait l'industrie nationale puisque le Royaume a intégré, en un temps record, le cercle fermé des producteurs et des exportateurs de moteurs ; preuve à nouveau, du pas technologique que le Royaume a franchi, qui pour rappel a parcouru en seulement 14 ans, un chemin qui aura en moyenne nécessité 17 ans !

La clé du succès, l’ex ministre de l’Industrie l’attribue à la « vision Royale profonde et stratégique ». Moulay Hafid Elalamy, soutient que le Souverain a mis en place une véritable infrastructure de base et assuré la continuité des stratégies gouvernementales successives.

« Sa Majesté est garant, vis-à-vis du peuple et vis-à-vis aussi des investisseurs nationaux et internationaux de cette continuité », a précisé Moulay Hafid Elalamy.

Moulay Hafid Elalamy en visite à la 2ème unité industrielle de FAURECIA

250 équipementiers et 700.000 véhicules par an

Du Plan Emergence au Plan d’Accélération Industrielle (PAI), le secteur s’est forgé dans la continuité des stratégies une place importante au sein de l’industrie nationale. Chiffres à l’appui, ce secteur est le premier exportateur du Maroc, depuis 7 ans, selon l’Office des changes. Il est aussi le premier producteur automobile sur le continent africain depuis 2017 et le deuxième exportateur vers l’Europe à partir du premier semestre de 2021. Désormais, le secteur, qui compte aujourd’hui 250 équipementiers installés au Maroc, dispose d’une capacité de production de 700.000 véhicules annuellement.

60% de taux d’intégration

En plus de sa capacité de production, le secteur a permis de créer plus de 160.000 emplois dans le cadre du PAI de 2014 à 2019, dépassant de plus de 180% l’objectif initial de 90.000 emplois. L’export automobile a, lui, grimpé de manière significative durant ces dernières années avec un chiffre d'affaires de 80 MMDH en 2019 et de 72 MMDH en 2020, attestant, sans équivoque, de la résilience du secteur au cours de la période pandémique. Quant à sa valeur ajoutée, elle est de 31,7 MMDH.

« C'est colossal ! Pour vous donner une idée, c'est une fois et demi la valeur ajoutée de l'OCP (…). C’est la somme d’un travail sans relâche qui a fait de notre secteur automobile un fer de lance de l'économie marocaine », s'est exprimé l’ex-ministre.

Organisé autour de dix écosystèmes performants visant à accompagner l'intégration de commodités, de nouveaux métiers et de savoir-faire, le PAI a permis au secteur de réaliser un taux d’intégration de plus de 60%, de monter en gamme, en compétence et en maturité technologique en accélérant le développement d’une ingénierie locale tournée vers l'international. 

RENAULT et STELLANTIS, les deux locomotives

Travail acharné, partenariat public-privé, beaucoup de patience… Le secteur s’est bâti des bases solides ayant permis à deux constructeurs de trouver place dans l’écosystème automobile marocain et d’en devenir les locomotives : RENAULT et STELLANTIS. Renault, avec les deux usines de Tanger et de SOMACA disposent d'une capacité de production de 500.000 véhicules par an, tandis que le groupe STELLANTIS, avec son usine de Kénitra, dispose d’un capacitaire de 200.000 véhicules par an. 

« Le Maroc est un partenaire historique de RENAULT Group. C'est un pays à haut potentiel qui est, aujourd'hui, dans le top 5 de nos pays industriels », rappelle le CEO du Groupe RENAULT, Luca De Meo », insistant sur le rôle important du Royaume en tant que l’un des piliers du plan stratégique « Renaulution ». 

Deuxième plus grande entreprise du Royaume en chiffre d'affaires, RENAULT, qui compte plus de 11.000 collaborateurs, veut développer davantage sa présence au Maroc.

« Nous avons signé des accords ambitieux qui donnent une nouvelle impulsion à notre partenariat. Nous visons, d'ici 2025, 2,5 milliards d'euros de chiffre d’affaires en sourcing local et, à terme, 3 milliards d'euros et 80% d'intégration », précise Luca De Meo. 

Le groupe se prépare à industrialiser, à partir de ses deux sites marocains, de nouveaux véhicules pour les marques RENAULT et la marque DACIA qui devront inclure progressivement les technologies et l’électrification.

Luca de Meo, CEO de Renault Group, Moulay Hafid Elalamy, ex-ministre de l'Industrie et Marc Nassif, DG de Renault Maroc

Cette relation de confiance se consolide donc et s’ouvre sur des perspectives prometteuses. Le directeur général de RENAULT Maroc, Marc Nassif, a annoncé que le groupe a atteint un chiffre d’affaires sourcé de 1,3 milliard d’euros avant la pandémie et dépassé les 400.000 véhicules produits entre ses deux usines. A présent, le groupe vise à doubler la génération d'activités dans le Royaume ainsi que son chiffre d'affaires en passant de 1,5 milliard d’euros en 2023 à 2,5 milliards d’euros en 2025, avant de passer, à terme, à 3 milliards et à un taux d'intégration locale de 80%.

« C’est un plan qui va être porteur de valeurs où le groupe au Maroc va pouvoir contribuer de manière extrêmement forte, et l'alignement des nouveaux objectifs communs va permettre ce booster au service de l'activité du développement, des technologies et des compétences », soutient Marc Nassif.         

De son côté, le constructeur automobile STELLANTIS (ancien groupe PSA) a démontré qu’il était ambitieux tout au long de son parcours au Maroc.

« Nous avons parcouru un très beau chemin, que nous continuons d'ailleurs aujourd'hui à parcourir. Un chemin de collaboration, un chemin de développement du tissu automobile au Maroc avec notre site de Kénitra, mais surtout l'ensemble des fournisseurs qui nous accompagnent pour produire la magnifique Peugeot 208 dans cette usine », avait souligné le CEO de STELLANTIS, Carlos Tavares.

Exprimant sa satisfaction du partenariat qui lie le Maroc au groupe PSA, ce dernier a mis l’accent sur l’importance de la compétitivité pour l’industrie automobile. « Nous sommes en mouvement, nous sommes en train d'avancer vers l'avenir », ajoute Carlos Tavares.

Samir Cherfan, COO Middle East & Africa region de STELLANTIS et Moulay Hafid Elalay, ex-ministre de l'Industrie

Pour sa part, Samir Cherfan, Chief Operating Officer Middle East & Africa region de STELLANTIS, a salué la compétitivité du Maroc, estimant que le Royaume « peut atteindre un meilleur niveau mondial ».

« C'est ce que nous sommes en train de faire étape par étape. Cela passe par la mise en place de matières, d'équipement de rang 2, de l'augmentation de la profondeur d'intégration, et les atouts que nous trouvons au Maroc nous permettent d'atteindre ce niveau de performance (...) C'est ce que les équipementiers trouvent au Maroc et font qu’ils s’y développent davantage », renchérit Samir Cherfan.

Qualifiant l’écosystème STELLANTIS de « complet et unique », Samir Cherfan a rappelé que le groupe qui compte 66 fournisseurs, dont 29 en greenfield, a atteint 62% d'intégration locale, dépassant ainsi son engagement de départ fixé à 60%. Il a ajouté que l’engagement d’achats sourcé au Maroc fixé à 600 millions d'euros avant 2020 a été, lui, purement et simplement doublé. Et ce n’est pas tout, STELLANTIS a aussi dépassé son objectif de formation en ingénierie à travers son Africa Technical Center en passant de 1500 à environ 3000 ingénieurs et techniciens : 1000 représentent l’effectif STELLANTIS, tandis que les 2000 autres travaillent auprès des partenaires du groupe.

« Sur l'African Technical Center, nous avons l'objectif de pouvoir faire un véhicule complet sur plateforme existante, ce qui est le niveau de complexité maximum qu'on peut demander à une ingénierie internationale . Le groupe est aujourd'hui sur des projets complémentaires que je ne peux pas annoncer dès maintenant. Mais nous travaillons sur des projets complémentaires liés au succès de l'Ami qui est aujourd'hui assemblée à Kénitra », ajoute Samir Cherfan. 

Le Maroc désormais un hub compétitif mondial

Jouissant de la confiance des plus grands leaders automobiles, le Royaume peut, aujourd’hui, prétendre à devenir le hub le plus compétitif au monde. Pour y arriver, le ministère a travaillé main dans la main avec les constructeurs sur deux axes importants : l'intégration locale en profondeur et l’énergie. Pour le premier axe, le ministère a décortiqué la chaîne des valeurs automobile et identifié les chainons manquants en profondeur comme le pare-brise automobile et l'intérieur véhicule regroupant plusieurs pièces en plastique qui sont à base de polypropylène. 

Quant au second axe, il porte sur la réduction du coût énergétique notamment des matières premières réputées être très énergivores. Un objectif qui a nécessité un travail en étroite collaboration avec les constructeurs et les partenaires publics sur des écosystèmes verts et dont l’aboutissement a été le développement d’une offre d'énergie renouvelable très compétitive pouvant aller jusqu'à - 30% par rapport à l'énergie conventionnelle.

La réduction de l’empreinte carbone s’inscrit dans le cadre du processus de décarbonation que le Plan de relance industrielle a déjà entamé et qui représente l’un des enjeux majeurs du secteur. En plus du respect de l’environnement, la décarbonation permettra surtout aux exportateurs marocains de maintenir leur accès vers les marchés de l’Europe qui se prépare à mettre en place, dans les prochains mois, une taxe carbone.

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